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Frais de notaire 2026 : montant, calcul et composition

Frais de notaire 2026 : montant, calcul et composition

Les frais de notaire représentent l’un des premiers postes à anticiper dans un projet d’achat immobilier. Souvent mal compris, ils ne reviennent pourtant qu’en faible part au notaire lui-même. Voici comment se composent et se calculent les frais de notaire en 2026, dans l’ancien comme dans le neuf.

Que recouvrent les frais de notaire ?

Le terme « frais de notaire » est trompeur : il désigne en réalité l’ensemble des frais d’acquisition versés lors de la signature de l’acte authentique. Ils se répartissent en trois grandes catégories :

  • les droits de mutation à titre onéreux (DMTO), taxes perçues pour le compte de l’État et des collectivités locales ;
  • les émoluments du notaire, sa rémunération réglementée ;
  • les débours et frais divers, c’est-à-dire les sommes avancées par le notaire pour le compte du client (documents d’urbanisme, état hypothécaire, géomètre, etc.).

Dans l’ancien, la part fiscale est de loin la plus importante : elle représente généralement plus de 70 % du total. Le notaire ne conserve donc qu’une fraction modeste de ce que paie l’acquéreur.

Quel montant prévoir en 2026 ?

L’ordre de grandeur dépend principalement du type de bien.

Type de bienFrais d’acquisition (ordre de grandeur)
Logement ancienenviron 7 % à 8 % du prix
Logement neuf (VEFA)environ 2 % à 3 % du prix
Terrain à bâtirvariable selon le régime fiscal

Dans le neuf, les droits de mutation sont fortement réduits, ce qui explique l’écart. À noter qu’une réforme récente a permis aux départements de relever temporairement leur part des DMTO : dans plusieurs départements, le taux global appliqué aux ventes dans l’ancien peut donc être un peu plus élevé. Le taux exact dépend du département du bien et reste à vérifier selon votre situation auprès du notaire.

Comment se calcule le montant ?

Le calcul s’appuie sur le prix de vente hors mobilier. Plusieurs composantes s’additionnent.

Les droits de mutation

C’est la part fiscale. Dans l’ancien, elle combine un droit départemental, une taxe communale et des frais d’assiette. L’ensemble se situe généralement autour de 5,8 % du prix, parfois davantage selon le département.

Les émoluments du notaire

Ils sont fixés par un tarif national, identique chez tous les notaires. Ils sont calculés par tranches dégressives : plus le prix est élevé, plus le pourcentage appliqué sur la tranche supérieure diminue. Depuis quelques années, le notaire peut accorder une remise plafonnée sur la part de prix dépassant un certain seuil (de l’ordre de 100 000 €).

Les débours et la TVA

Les débours couvrent les frais réels engagés pour constituer le dossier. S’y ajoute la TVA sur les émoluments et certaines prestations.

Peut-on réduire les frais de notaire ?

Quelques leviers existent, dans un cadre strict :

  • Déduire le mobilier : meubles de cuisine équipée, électroménager, mobilier sur mesure peuvent être déduits de l’assiette de calcul, à condition d’en justifier la valeur réelle et raisonnable.
  • Distinguer les honoraires d’agence : selon la rédaction du mandat (charge acquéreur ou charge vendeur), l’assiette des droits peut varier. Ce point se discute en amont.
  • Négocier la remise sur émoluments pour les biens de prix élevé.
  • Privilégier le neuf lorsque le projet le permet, les frais y étant nettement moindres.

Attention : il s’agit d’optimisations encadrées par la loi. Toute déduction abusive expose à un redressement. Mieux vaut en parler ouvertement avec le notaire.

Qui paie et quand ?

Les frais de notaire sont à la charge de l’acquéreur, sauf clause particulière (acte « en main » plus rare). Ils sont versés au moment de la signature de l’acte authentique de vente, généralement quelques mois après le compromis. Le notaire procède ensuite au reversement des taxes et établit un décompte définitif : si la provision demandée était supérieure au coût réel, le trop-perçu est restitué à l’acquéreur.

Il est important de retenir que ces frais ne sont pas finançables par la plupart des prêts immobiliers classiques sans apport : la banque finance le prix du bien, mais attend souvent que l’emprunteur couvre lui-même les frais d’acquisition. Mieux vaut donc les intégrer dès le départ dans le plan de financement.

L’essentiel à retenir

  • Les frais de notaire sont majoritairement constitués de taxes reversées à l’État et aux collectivités.
  • Comptez environ 7 à 8 % dans l’ancien, 2 à 3 % dans le neuf.
  • Les émoluments du notaire sont réglementés et identiques partout.
  • Le calcul repose sur le prix de vente ; quelques déductions légales (mobilier) sont possibles.
  • Ces frais incombent à l’acquéreur et doivent être anticipés dans le budget global.

Avant de signer, demandez systématiquement une estimation détaillée au notaire : elle vous donnera le montant précis applicable à votre département et à votre projet.

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